Champagne
Philippe Fontaine

Notre histoire

Aussi loin que nous connaissons nos ancêtres, ceux-ci ont toujours cultivé de la vigne en Champagne. En effet, les paysans devaient avoir plusieurs cordes à leur arc et diversifier leurs activités pour réussir à assurer leur subsistance : élevage, culture des céréales, potager familial, vignes, etc. Le raisin servait à faire le vin pour la famille, mais les années très productives, le surplus de raisins était vendu aux maisons de Champagne de la Marne pour la fabrication du Champagne. A cette époque, les propriétaires récoltants de l’Aube gagnaient très peu leur vie et le Champagne n’avait pas la notoriété qu’il a aujourd’hui.

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A l’origine
Aussi loin que nous connaissons nos ancêtres, ceux-ci ont toujours cultivé de la vigne en Champagne. En effet, les paysans devaient avoir plusieurs cordes à leur arc et diversifier leurs activités pour réussir à assurer leur subsistance : élevage, culture des céréales, potager familial, vignes, etc. Le raisin servait à faire le vin pour la famille, mais les années très productives, le surplus de raisins était vendu aux maisons de Champagne de la Marne pour la fabrication du Champagne. A cette époque, les propriétaires récoltants de l’Aube gagnaient très peu leur vie et le Champagne n’avait pas la notoriété qu’il a aujourd’hui.

L’oncle Ferdinand
Notre premier ancêtre à s’être consacré exclusivement à la vigne s’appelait Ferdinand Loiselet. Il s’est installé à Balnot sur Laignes (où notre cave est encore établie) après la crise du phylloxéra, qui avait touché la grande majorité du vignoble français. Cette crise a entraîné la destruction d’une grande partie des vignes françaises. Personnage emblématique de Balnot sur Laignes, dont il fut maire pendant un demi-siècle, il participa activement à la révolte ds vignerons aubois en 1911.

Charlotte Rocher et son père
De son côté, le père de Charlotte Rocher planta la parcelle de la « Fontaine-Lavat » avec les nouveaux plants greffés, seule solution pour lutter contre le phylloxera. Malheureusement, il ne put pas voir le résultat de ses efforts, étant mobilisé sur le front en 1914. Aujourd’hui encoe, nous tirons une partie de nos raisins de cette parcelle située sur la commune de Les Riceys. Nous utilisons une partie des raisins pour réaliser notre Rosé de Saignée (lien vers Champagne Philippe Fontaine Brut Rosé)

La seconde génération
Le neveu de Ferdinand Loiselet, Ernest Raphard, épousa Charlotte Rocher. Ensemble, ils continuèrent à cultiver les vignes héritées de leurs ascendants et de leur union naquit deux filles : Lucienne et Jeanne. Cependant, avec la deuxième guerre mondiale et des soucis de santé, ce coupe dû maintenir la diversité de ses activités : vaches, vignes et céréales.

Les premiers récoltants-manipulants
Jeanne Raphard épousa Gérard Fontaine et ils eurent trois enfants : Gilles, Philippe et Corinne. Au début de leur vie commune, vivant à la ferme du Levant (héritée du grand-père de Gérard Fontaine), ils continuèrent la tradition familiale : vignes, culture céréalière et élevage de vaches, de chèvres, de cochons, de volailles, etc. Plus tard, ils décidèrent de se consacrer entièrement à la culture de la vigne. Ils revendaient leurs raisins aux grandes maisons de Champagne. Ils quittèrent la ferme du Levant pour aller vivre au Moulin de Balnot sur Laignes. Après quelques années, ils furent les premiers de la famille à devenir récoltants-manipulants, c’est-à-dire producteurs de Champagne. Leur Champagne (Champagne Gérard Fontaine) obtint en 1981 la Médaille d’Or au Concours Mondial de Montréal, que le Champagne Philippe Fontaine Brut Millésime 2006 a également obtenu.

La descendance
Philippe Fontaine commença sa vie professionnelle dans la culture de céréales. Après son mariage avec Marylène Desfête, ils vécurent une dizaine d’années dans la ferme familiale : la ferme du Levant. Ils eurent une fille : Salomé. Quelques années après sa naissance, avec la baisse du prix des céréales, Philippe Fontaine décida de cultiver de la vigne en plus de son activité céréalière. Aujourd’hui encore, une partie de notre exploitation est consacrée aux céréales. Un peu plus tard, c’était la naissance, sous l’œil avisé de Jeanne Fontaine, du Champagne Philippe Fontaine. Malheureusement, celle-ci décéda quelques années plus tard, au grand regret de tous les membres de la famille, pour qui elle était un exemple de courage et de ténacité. En 2010, c’est Gérard Fontaine, son époux, qui nous a quittés. Cet événement marqua la disparition du Champagne Gérard Fontaine.

La relève
Depuis quelques années, Salomé Fontaine s’est mariée avec Louis-Antoine Garcia. Ils travaillent désormais avec Philippe Fontaine sur l’exploitation. Pour continuer la tradition familiale, ils ont décidé de vivre à la ferme du Levant. Ils se consacrent maintenant entièrement à l’élaboration du Champagne Philippe Fontaine et à sa commercialisation. Ils ont maintenant deux enfants : Lucien et Jeanne Garcia-Fontaine. C’est donc maintenant la sixième génération de notre famille qui vit à la ferme du Levant. Ils ont déjà fait leurs premières vendanges et continueront peut-être la tradition familiale…